Le Centre d'Etude et d'Action Sociales d'Alsace est une association rattachée à la Direction des oeuvres sociales et charitables du Diocèse de Strasbourg.
En cette phase pré-électorale, le cardinal Vingt-Trois, archevêque de Paris et président de la Conférence des évêques de France, a présenté le message du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France aux chrétiens. Il est assorti d'une liste de points importants sur lesquels les chrétiens sont invités à réfléchir.
Depuis bientôt 80 ans, le CEAS d’Alsace, fidèle à la Doctrine Sociale de l’Eglise, apporte à ses adhérents et militants les informations et les clefs nécessaires à leur participation à la vie de la cité. Comme à chaque élection nationale, le CEAS rappelle, dans le communiqué ci-dessous, les valeurs essentielles qui peuvent éclairer le choix des citoyens électeurs.
Une déclaration du CEAS d’Alsace
Le Centre d’Etude et d’action sociales d’Alsace rappelle son enracinement dans les principes de l’humanisme chrétien :
- l’imprescriptible dignité de l’être humain
- la primauté du bien commun
Sans prétention d’exhaustivité, il attire l’attention des électeurs sur des questions fondamentales.
Le droit au travail :
Le chômage endémique est une profonde atteinte à la dignité de l’homme. Chacun a droit à un emploi équitablement rémunéré et socialement utile. Cela implique :
- une formation initiale et professionnelle efficiente
- un bilinguisme adapté aux besoins de notre région
- une politique vigoureuse de réindustrialisation
- un effort considérable en faveur de la recherche et de l’innovation
- une harmonisation progressive de la fiscalité au sein de l’Union Européenne
- le maintien dans le pays de l’infrastructure productive et décisionnelle
- la répression du travail clandestin.
Le protectionnisme économique est une solution illusoire. Mais une mondialisation maîtrisée et humanisée n’exclut pas l’équité et la réciprocité.
L’immigration :
Les flux migratoires sont une donnée historique. Sauf dans les dictatures les plus opaques, il n’existe pas de frontières infranchissables. L’honneur des démocraties repose sur l’équilibre entre humanisme et réalisme :
- refuser tant la xénophobie et le racisme que le fanatisme
- traiter les demandeurs d’asile conformément aux droits de l’homme et aux lois de la République
- combattre l’immigration clandestine et ses pourvoyeurs
- comprendre que l’immigration légale est un facteur de développement réciproque
- offrir des conditions économiques, sociales et culturelles favorisant l’intégration.
La réforme en cours de la Convention de Schengen ne doit pas remettre en cause la libre circulation des personnes sous le prétexte de dysfonctionnements politiques et administratifs.
La laïcité :
En vertu de sa constitution la France est une «République laïque».
- En Vieille France, la séparation entre les Eglises et l’Etat a cessé d’être conflictuelle.
- En Alsace-Moselle, le régime concordataire, exempt de tout cléricalisme, répond aux voeux de la population très attachée au maintien du droit local.
Il n’y a aucune raison autre qu’idéologique de constitutionnaliser la loi de 1905.
La famille :
La famille est la cellule de base de la société.
- Grâce à sa politique familiale, la France connaît un remarquable essor démographique. Il serait malvenu d’y porter atteinte.
- Elle repose sur l’union d’un homme et d’une femme. Les «théories du genre» selon lesquelles la différence sexuelle ne serait pas une réalité objective sont à récuser. Elles banalisent l’homosexualité et induisent l’homoparentalité.
L’éthique:
La vie humaine est sacrée. Elle ne peut être ni supprimée ni instrumentalisée.
- Les propositions de légalisation de l’euthanasie vont à l’encontre non seulement de la civilisation chrétienne mais aussi d’un humanisme intégral. Les soins palliatifs permettent d’accompagner dans la dignité les personnes en fin de vie.
- Les embryons humains sont plus que de la matière. Leur utilisation pour les besoins de la recherche scientifique comporte un risque inadmissible de marchandisation.
1er février 2012 - 18h00 - RENCONTRE SEMAINES SOCIALES DE FRANCE
au CEAS 5 rue S. Léon à Strasbourg
Les personnes ayant participé à des Sessions nationales des Semaines Sociales de France se rencontrent pour évoquer la dernière session et les Sessions 2012 et 2013.
23 février 2012 - 18h00 - ASSEMBLEE GENERALE
au CEAS 5 rue S. Léon à Strasbourg
Les invitations et l'ordre du jour parviendront ultérieurement aux membres.
CERCLE DE LECTURE
au CEAS 5 rue S. Léon à Strasbourg
Deux thèmes sont retenus, les dates restant à fixer:
1. 22 mai 2012: "Henri de Lubac. Un témoin du concile, minutieux et peu distant"
Une entrée méditative dans le cheminement et les réflexions d'un théologien du Concile Vatican II.
2. A l'automne 2012: "Nelson Mandela. Lettres de prsion, notes et carnets personnels".
1er juin 2012 - SORTIE ANNUELLE
Médiathèque André Malraux (1 Presqu’île André Malraux)
Accès:
Tram C et E, arrêt Winston Churchill
Tram A et D, arrêt Etoile - Bourse
Bus 14 - 15 et 24 arrêt Etoile - Bourse
Programme:
Visite de la médiathèque et de son fonds patrimonial auprès duquel est déposé le Fonds "Centre d’Etude et d’Action Sociales (CEAS d’Alsace). Catholicisme social en Alsace : engagements, doctrines et enseignements".
Dîner convivial.
Dans un monde en perpétuelle mutation, des chrétiens, interpellés par la dynamique de l'Evangile et réunis au sein du CEAS d'Alsace, tentent de répondre aux défis de nos sociétés contemporaines.
Le CEAS d'Alsace, association rattachée à la Direction des oeuvres sociales et charitables du Diocèse de Strasbourg, entend ainsi :
Sur les bases du partenariat et de la coopération, ouvert au dialogue oecuménique et interreligieux, au pluralisme et au respect de la liberté de chaque personne, le CEAS d'Alsace :
Président : Bernard Deck
Secrétaire général : André Vierling
Membres du bureau : Chanoine François Geissler (vice-président), Raymond Kriegel (vice-président), Antoine Fabian (vice-président), Eric Sander (vice-président), Chanoine Lucien Hoffer (vice-président honoraire), Camille Nachbar (vice-président honoraire), Marie-Louise Germond (secrétaire générale adjointe), Annick de Montgolfier (secrétaire générale adjointe), Jean-Yves Schwetterle (trésorier), Emmanuelle Vierling Kovar (trésorière adjointe), Marc Feix (aumônier)
Membres du comité directeur : Bernadette Bernardin, Francis Messner, Jean-François Kovar, Roland North, Jean-Claude Gonon, Albert Rosenstiehl
Mieux connaitre les responsables du CEAS d'Alsace
| Nom | en construction |
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Le Secrétariat social d'Alsace (CEAS d'Alsace à partir de 1965)
En décembre 1933 Jules Billing, licencié en théologie à Strasbourg, ordonné prêtre en 1930 et à son retour de l'Institut catholique de Paris (licence en droit canonique) et l'Ecole des Sciences sociales et politiques et de l'Ecole des Missionnaires du Travail de l'université catholique de Lille (licence en sciences politiques et sociales), est nommé par Mgr Ruch directeur des oeuvres sociales, économiques et professionnelles et en même temps directeur de la JOC. Un petit cercle se réunit autour de lui, pour créer à la demande de Mgr Charles Ruch le Secrétariat social d'Alsace, chargé de coordonner dans le cadre de la CARITAS les différentes organisations sociales. C'est chose faite en 1935. Son président fondateur sera Ernest Thiele, avec deux vices-présidents : Jules Billing et Pierre Pflimlin, jeune avocat inscrit depuis peu au barreau de Strasbourg.
En septembre 1939, lors de l'évacuation d'un tiers de la population alsacienne, le secrétariat social est engagé à Périgueux et dans les départements du Sud-Ouest pour l'entraide aux réfugiés, tout en maintenant ses activités en Alsace, assurant une liaison entre les deux régions, en particulier pour l'entraide et le regroupement entre familles dispersées. Le Secrétariat social est une des premières victimes de l'emprise nazie. « C'est en 1944 que, indique l'historien Christian Baechler, le Secrétariat Social d'Alsace se consacre, sous l'impulsion du chanoine Jules Billing, en priorité aux besoins sociaux de première urgence l'aide morale, matérielle et juridique aux sinistrés. [...] Le 15 mars 1945, le "Groupement social des victimes de la guerre et des sinistrés d'Alsace [...] voit le jour et va rendre durant de longues années, d'inestimables services par ses conseils juridiques, ses interventions et sa collaboration avec le MRU (Ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme), les ICS [Intellectuels Chrétiens Sociaux], grâce notamment à M. Willer frère du directeur du FEC [Frère Médard]. L'étude des problèmes sociaux à plus long terme pour l'information et la formation d'une opinion publique d'où pouvaient émerger des militants sociaux, est prise en charge par les Pères Bernard et Claude. Beaucoup de paroisses, outre des "cercles d'études", organisent alors des "dimanches sociaux" pour la formation de militants avec les responsables du secrétariat social. »
Martin Hoffarth, jeunes prêtre ordonné en 1950 autorisé par Mgr Jean-Julien Weber à poursuivre des études à Lille à l'Ecole des Sciences sociales et politiques et l'Ecole des Missionnaires du Travail de l'université catholique, est nommé aumônier du Secrétariat social d'Alsace. Il « créa, selon son biographe Jean-Pierre Kintz, tout un réseau de cercles et d'équipes sociales à travers le diocèse. Pour maintenir un lien entre les militants, il fonda en 1954 le bulletin "Equipes sociales d'Alsace". » Alphonse Irjud relève de son côté dans 100 ans de catholicisme social en Alsace que « dans cette période d'après-guerre où les structures sociales allaient connaître de profondes mutations, le champ d'action était immense et complexe : les deux tâches, information et formation en matière sociale, intimement mêlées, nécessitent une attention constante aux problèmes à étudier, aux crises latentes ou présentes, et d'autre part un contact permanent avec tous les organismes économique ou sociaux, les administrations et les collectivités locales. [...] "Equipes sociales d'Alsace" [offre] à côté de plusieurs dossiers factuels, une réflexion chrétienne sur les questions et conflits d'actualité, avec, aussi, des brochures spécialisées : guide pratique de la famille, de la sécurité sociale, [de l'élu local], etc. Journées d'études, stages de formation, congrès, à chacun de ces niveaux, l'intérêt est attiré, à la fois, sur les perspectives de l'évolution économique et sociale, et sur l'aspect particulier et les conséquences dans le cadre régional de l'Alsace. Formation professionnelle des élus locaux, transport des ouvriers, condition de vie des femmes, convention collective des gens de maison, comités d'entreprises, travailleurs frontaliers, licenciements collectifs avec les crises de Pechelbronn, dans le textile, la métallurgie, main d'oeuvre excédentaire dans l'agriculture formant un nouveau prolétariat, enquêtes sur la situation des travailleurs nord-africains en Alsace, déjà, (en 1955) avec, en complément une intervention de la JOC à la préfecture à propos de l'expulsion de 250 Nord-Africains à la suite de la fermeture du foyer d'hébergement dans une caserne (cette action obtint la construction d'un véritable foyer pour jeunes travailleurs nord-africains), sessions d'études rassemblant responsables politiques et économiques, chambre de métiers, militants d'action sociale : ce travail de réflexion et d'action ne va pas sans référence constante à la pensée sociale de l'Eglise, pour en suivre l'évolution progressive depuis les premières encycliques sociales de la fin du 19ème siècle. Tâche indispensable mais difficile, comme le souligne un texte adopté lors d'un stage (en 1957) : "Les participants déplorent que la doctrine sociale de l'Eglise soit quasiment ignorée de la part des laïcs et rarement enseignée par les prêtres." » « Le développement de ces activités explique, selon Jean-Pierre Kintz, la transformation en 1965 du secrétariat en Centre d'Etude et d'Actions Sociales (CEAS), où oeuvra également Emile Baas. [Martin Hoffarth] fut également à l'origine de la création en 1960 du Centre de Formation et de Culture Sociales (CFCS) pour les élus locaux et du Centre de Formation pour le Patronat Chrétien (CFPC) pour les chefs d'entreprises chrétiens. » Il est secondé dans son travail par un Secrétaire général permanent et salarié Camille Nachbar. De 1969 à 1975, Martin Hoffarth va collaborer avec l'abbé Lucien Hoffer, lui aussi licencié du même institut catholique de Lille et nommé par Mgr Léon-Arthur Elchinger aumônier du CEAS du Haut-Rhin. Martin Hoffarth sera le dernier prêtre alsacien à exercer un mandat politique : il est élu Conseiller général du canton de Seltz en 1970, réélu en 1977. Il décède en 1979.
Le CEAS d'Alsace est présidé depuis 1977 par Bernard Deck et c'est au départ à la retraite de Camille Nachbar qu'il se donne un secrétaire général bénévole André Vierling. Après une réflexion sur ses missions le CEAS d'Alsace voit Mgr Charles-Amarin Brand nommer un nouvel aumônier diocésain en 1995. Il s'agit de l'abbé Marc Feix, ayant un doctorat en théologie à Strasbourg et une maîtrise en sciences sociales de l'Institut d'études économiques et sociales de l'Institut Catholique de Paris. Marc Feix est aumônier départemental du Mouvement Chrétien des Cadres et dirigeants (MCC) de 2000 à 2007. Depuis 2001, il est aumônier régional des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens (EDC, ex-CFPC). En 2002, Mgr Doré le nomme Délégué épiscopal aux Affaires européennes. Il est chargé de cours en éthique et théologie morale à la Faculté de théologie catholique de l'Université de Strasbourg depuis 2004.
| Intitulé | Date | Fichier |
| Déclaration Elections Régionales 2010 | 06/03/2010 | |
| Déclaration Election présidentielle 2012 | 18/04/2012 | |
© 2007 CEAS d'Alsace